1 mai 1979 | création du 106

2398185097.4.3.2La décision du Gouvernement belge de rapatrier la 7ème Brigade d’Infanterie blindée, des Forces belges en Allemagne (1) vers la garnison de Marche-en-Famenne, eut pour conséquence une réorganisation de la logistique. En effet, sa 7 Compagnie Ravitaillement et Transport était également chargée de missions territoriales d’appui. Pour en assurer la continuité, une nouvelle unité fut créée le 1er mai 1979 à SPICH : le 106 PELOTON RAVITAILLEMENT ET TRANSPORT, rattaché au 20 Bataillon Logistique. Sa mission : reprendre toutes les missions territoriales de la 7 Cie Rav Tpt et assurer l’appui logistique des garnisons de SPICH, ALTENRATH et WESTHOVEN.


(1) A la création de l’Otan, en avril 1949, par crainte d’une invasion soviétique, les troupes belges se voient confier la défense d’une zone de 60 km de large s’étendant d’Aix-la-Chapelle à Siegen, Soest, Brakel, Essentho et Arolsen en direction du Rideau de Fer. Les FBA représentent la contribution belge à la stratégie de l’Otan dite de «défense de l’avant», qui consistait à défendre, en cas d’attaque du Pacte de Varsovie, l’intégrité territoriale de la République fédérale d’Allemagne (fondée en 1949) au plus près de ce qui était, jusqu’à la réunification allemande le 3 octobre 1990, la frontière inter-allemande (Belga, juillet 2004)

mai 1979 | moyens de transport

19790502 Camion MAN polycarburant 62947 Peloton B16 c Laurent Allemeersch

Dans un premier temps, la 7 Cie Rav Tpt céda au 106 une section transport comportant 10 véhicules MAN Polycarburant, ainsi qu’une remorque Refrigerator 2T, destinée au transport de vivres surgelés. Au fil des semaines, l’unité put compléter sa dotation en matériel roulant. Le parc de véhicules du 106 comprenait 3 motos, 2 jeeps LAND ROVER 4×2, une camionnette UNIMOG Radio, une camionnette UNIMOG Génie Tractor avec système hydraulique, 17 camions MAN de type Z 311, 2 camions MAN KLA de type Z 311. A ces véhicules, il fallait encore ajouter e.a. deux remorques Refrigerator 2 t sur circuit électrique.

14 mai 1979 | premières missions assurées

En deux semaines, le 106 reprit les missions d’appui logistique de la 7 Cie Rav Tpt (1) … un tour de force applaudi dans les deux langues nationales par les unités ‘clientes’ : 1 Bataljon Karabiniers Wielrijders (1 Cy), 1 Compagnie Equipe Spéciale Reconnaissance (1 Cie ESR), 2 Regiment der Gidsen (2G), 3 Régiment de Lanciers (3L), 17 Bataljon Rijdende Artillerie (17RA), 14 Bataljon Luchtdoelartillerie (14A), 35 Bataillon d’Artillerie anti-aérienne (35A), 1 Bataljon Genie (1 Gn), 3 Bataillon de Génie (3 Gn), 15 Compagnie Génie (15 Cie Gn), 68 Compagnie Génie (68 Cie Gn), 119 Compagnie Citerne Heavy (119 Cie Cit Hy), 106 Peloton Ravitaillement et Transport (106 Pl Rav Tpt), 108 Section Field Pipeline (108 Sec Fd Pl), 200 Compagnie Matériel (200 Cie Mat), la Cellule Médicale de SPICH (Cel Med SPICH), le Peloton E de la 6 Compagnie de la Police Militaire, le Sous-Secteur et Place SPICH, le KL SIEGBURG (Service Travaux), le DR/SLF TROISDORF (Service Logement Familles), le Détachement C Int N° 1 (la Contre-intelligence) et le BPS 14 (le Bureau postal secondaire à SPICH), l’Athénée Royale de Rösrath, Koninklijk Atheneum van Bensberg, l’IMP de Rodenkirchen et le Club Wahnerheide.

Leur ravitaillement en vivres, habillement et équipement dépendait désormais de la plus jeune et plus petite unité logistique des Forces belges en Allemagne.


(1) La 7 Compagnie Ravitaillement et Transport quitta définitivement la garnison de SPICH et s’installa le 11 juin 1979 au camp Roi Albert à Marche-en-Famenne. Le PC y fut ouvert à 15h.

dès l’été 1979 | challenge sports du 106

19800000 TMAPLa condition physique des militaires au sein des Forces Belges en Allemagne était en recul. Les résultats des Tests Militaires d’Aptitude Physique (TMAP) le prouvaient. Aussi, le Commandant en Chef des FBA (CCFBA) ordonna-t-il à toutes ses unités de mettre les sports d’équipe de côté et de mettre l’accent sur l’entraînement individuel et le cross. Cette mesure eut comme conséquence la suppression des sports d’équipe aux programmes sportifs.

A cette époque, la taille du 106 ne permettait de toute façon pas à la cinquantaine de militaires et civils de s’adonner aux sports d’équipe, les missions logistiques ne connaissant pas de répit.

Le 106 avait la chance de compter parmi son cadre deux brevetés de l’Institut Royal Militaire d’Education Physique (IRMEP). Le commandant d’unité mit cette richesse à profit en instaurant le Challenge Sports du 106, une compétition mettant les performances sportives individuelles à l’avant-plan. Ce challenge avait le mérite de stimuler les militaires à l’effort et à l’entraînement et en même temps de créer un esprit d’équipe.

Le Challenge Sports du 106 comprenait des épreuves d’athlétisme (100m, 200m, 400m, 1500m, saut en longueur, lancement du poids) et de natation (50m brasse, 50m libre, 100m libre). Les résultats des TMAP, du cross de 5600m et de la marche de 12km entraient également en compte pour désigner le sportif le plus méritant de l’unité.

1979-1980 | de rudes conditions

19800100 Quartier Lieutenant Coppens à SPICH (FBA)Pas question pour le 106 de prendre ses quartiers d’hiver … la logistique ne connaît pas de repos. Que ce soit à partir du Quartier Lieutenant Coppens ou des dépôts J & K blottis dans la Wahnerheide, le personnel du 106 affronta fin 1979, début 1980 un hiver des plus rigoureux.

18 janvier 1980 | nouvelles installations

19800118 Quartier Colonel BEM DESCHEPPER (entrée) c Philippe FrançoisAlors que le 106 continua à assurer ses missions d’appui logistique à partir de ses installations provisoires au Quartier Lieutenant Coppens et aux Dépôts J&K, le commandement militaire entama des travaux de rénovation dans le Quartier Colonel BEM Deschepper (1). Le 3ème Régiment de Lanciers qui s’y installa le 1er août 1978, et le 106, allaient en bénéficier.

Le 18 janvier 1980, le 106 déménagea vers ses nouvelles installations. Le regroupement des composantes du 106 permit plus de cohésion et de contrôle, un meilleur rendement des services fournis à la clientèle et une rationalisation des déplacements.

La Section Transport et sa maintenance restèrent toutefois dans le Quartier Lt Coppens, à proximité de la 200 Compagnie Matériel. Une grande partie de ce quartier était d’ailleurs aménagée pour l’entreposage du charroi de la plupart des bataillons.


(1) Alors qu’il commandait le 1er Régiment de Chasseurs Ardennais et qu’il effectuait une mission de reconnaissance sur les hauteurs de Suarlée, le Colonel BEM Robert Deschepper fut tué le 12 mai 1940 par une attaque aérienne de Stukas allemands.

30 mai 1980 | visite royale aux FBA

19800530 Visite royale aux FBA (CS Weiden)Visite du Roi Baudouin et de la Reine Fabiola aux Forces Belges en Allemagne. Une délégation du 106, composée principalement de miliciens, participa le vendredi 30 mai 1980 à l’accueil des souverains au Centre sportif à Weiden (1).


(1) VOX n° 21, photo de couverture, 5 juin 1980

13 et 14 septembre 1980 | parrainage avec la ville d’Enghien

19800913 Enghien armoiriesLa ville d’Enghien parrainait le 20ème Bataillon Logistique depuis le 9 mars 1962. A l’invitation de son bourgmestre, une délégation du bataillon et du 106 participa aux festivités organisées, les 13 et 14 septembre 1980, par la ville marraine.

Une gerbe de fleurs fut déposée au Monument aux Morts des deux guerres, à l’intersection des avenues Elisabeth et Albert I.

1981 | tableau d’organisation du 106

Présenté sous forme d’organigramme, le tableau organisation (TO) d’une unité en décrit la structure de commandement et énumère les différentes fonctions et spécialités.

L’organisation ‘pied de paix’ du 106 (TO-G-72-730-P-02) était établie comme suit :

– un état-major et services
– un bureau Technique logistique

– une section Approvisionnement Subsistances
– une section Approvisionnement Habillement et Equipement, comprenant le Milshop 14
– une section Approvisionnement Carburants
– une section Transport et Contrôle des Mouvements

En temps de paix, le 106 était composé de 57 personnes, soit 2 officiers (dont 1 de réserve), 12 sous-officiers (dont 1 de réserve), 38 brigadiers et soldats, et 5 employés civils.

Quant à l’organisation ‘pied de guerre’ du 106 (TO-G-82-730-W-00), elle fut calquée sur celle du temps de paix, renforcée e.a. de deux équipes de défense anti-aérienne. Au total, l’unité était composée en temps de guerre de 75 militaires, dont 2 officiers, 15 sous-officiers et 58 brigadiers et soldats.